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mardi 28 août 2018

Quiz Auto — La balle est lancée

Mathias et Houda ont cordialement accepté de poser pour les besoins du lancement


















Journée magnifique pour le lancement de Quiz Auto. Ça se déroulait samedi le 25 août, chez moi, entouré d’amis et de membres de ma famille, le tout accompagné de nourriture, d'alcool et de musique. 

Au total, une quarantaine d'individus soyeux étaient présents, l'affluence atteignant son apex vers 19 h. Le premier arrivé était mon ami Denis, ancien colocataire de mon « époque Sainte-Thérèse », suivi d'une déferlante d'amis anciens et nouveaux.

Pour un lancement de livre réussi sur toute la ligne, il faut que le lieu et l'auteur soient inondés d'amour. D'ailleurs, je me demande si les vétérans auteurs éprouvent encore, au lancement de leur vingtième ou trentième publication, le même trac, la même fièvre qu'à leurs débuts. 

« S'il y a une chose qui élève l'âme, c'est bien
d'avoir un ami. » (Richard Wagner)
Pendant que la météo faisait la belle, j'ai remarqué quelques personnes dont les yeux étaient rivés sur mon livre, feuilletant, fouillant, parcourant attentivement son contenu. Chaque fois, je m'abstenais de fixer mon regard sur eux, car il ne faut jamais déranger le silence du lecteur. C'est à ce moment que j'ai réalisé que mon livre n'était plus le mien, mais le leur. 

Entre les branches, mon amie Sandra, son copain et leurs quatre garçons se mêlaient à la bande. Ça me remplissait l'âme de les voir, parce qu’une fête sans enfants est toujours un peu barbare. Pour eux, au piano je piochais ma joie pleine; et ma volonté d'une plus grande honnêteté en ce monde, ma réconciliation avec un nouveau vouloir, celui-là plus souverain, plus courageux que les précédents. 


Les survivants de la soirée

En fin de soirée, une amie m'a pris en photo alors que je dédicaçais un exemplaire. Cette photo m'a fait saisir que nous sommes tous, à un moment ou un autre, un personnage qui mène une vie parallèle. Cela, on le saura plus nettement au dernier tour de piste (ou pas).   



Une joie à souligner, l'arrivée de ma grande soeur Sally, toujours prête à s'arroger le droit de tisser des liens, parce que son intelligence sociale et son amabilité l'y poussent naturellement. 


En dernier lieu, mon neveu Ricardo et sa future épouse Sly (ils seront mariés dans quelques semaines) m'ont aidé à démarrer le projet de lancement-bénéfice. Pour cela, je leur suis profondément reconnaissant! 

vendredi 10 août 2018

Quiz Auto est en librairie!


Depuis mercredi le 8 août, Quiz Auto, mon première livre, est en librairie. Pour dire franc, je capote, et c'est très bien comme ça! Mercredi soir, à l'impromptu, des amis sont venus chez moi célébrer ce jour fatidique. En leur compagnie, je n'ai eu d'autre choix que de m'assoir au piano et de chanter! 



Plusieurs connaissances et amis m'ont fait signe sur Facebook. Plusieurs d'entre eux n'ont pas manqué de me faire part de la présence de Quiz Auto sur les présentoirs, notamment à la Maison de la Presse de l'aéroport et chez Renaud-Bray. Ah oui! on m'informe à l'instant que mon livre est en vente dans les pharmacies Jean Coutu! On trouve de tout... 


Toujours hier, ma grande sœur, Jeannette de son prénom — qui est littéralement ma deuxième mère — m'annonçait par téléphone qu'elle avait acheté mon livre à la librairie Carcajou (qui, paraît-il, en a commandé 25 exemplaires). Fébrile, elle m'intima : « Claudio, j'étais très émue en sortant de la librairie. » Ce n'est qu'à ce moment que j'ai réalisé que la publication d'un livre n'est pas une mince affaire. N'ayant pas le don d'ubiquité, l'auteur ne peut être à la fois artisan et spectateur de son projet. Ainsi, ma soeur, en témoin doucereux, m'amenait à reconnaitre l'apogée fragile et merveilleuse que représente la publication d'un livre. Toute naissance est une célébration, tout amour partagé une messe en puissance.



Enfin, je suis extrêmement reconnaissant de pouvoir travailler avec un éditeur dont le professionnalisme et la bienveillance dépassent largement mes attentes. Par son soutien et sa réactivité, le Groupe Modus me confirme qu'une équipe éditoriale compétente est à son auteur ce qu'un bon parent est à son enfant, c'est-à-dire essentiel à son développement. 


Merci de tout cœur.



lundi 19 février 2018

De l'engagement

Je me suis engagé tout récemment à écrire plus régulièrement sur ce blogue. Ma motivation principale vient de ce que les choses à dire, à partager ne semblent pas vouloir prendre congé. En parallèle, je tiens toujours un journal, travaille simultanément à l'élaboration de deux ouvrages : une autofiction et un livre sur l'automobile. Pour ce dernier, je suis lié par contrat avec une maison d'édition. Plusieurs d'entre vous le savez déjà, l'automobile est une passion pour moi. Hélas, après avoir travaillé un temps comme journaliste automobile, j'ai réalisé combien le milieu de l'automobile en est un conservateur. Qu'à cela ne tienne, je commente et plaide sur le sujet, parce qu'une expertise passionnée ne peut s'assujettir au traditionalisme d'une institution. Mon livre sur l'automobile paraîtra à l'automne 2018. 

Hier au téléphone, je soufflais à mon ami Louis-Luc, auteur prolifique, notamment d'un excellent ouvrage sur le hockey paru à la fin de 2017, combien je suis reconnaissant d'écrire un livre sur l'automobile, notamment parce que celui-ci me permet d'apprendre une foule de choses sur un domaine qui traverse actuellement une période de mutation et d'évolution cruciale. Littéralement, je suis payé pour apprendre — n'est-ce pas là l'une des plus extraordinaires jonctions humaines/sociales possibles, où le savoir est enfin reconnu et le labeur récompensé par-delà notre condition ouvrière ! Être lu, reconnu et aimé figurent comme une amnistie sans fin. Amnistie de soi à soi. 

Ami lecteur, ne laissez personne faire obstacle à votre projet de reconnaissance, d'amour et de partage indéfectibles. 



jeudi 7 décembre 2017

Travailler pour un autre que soi

De la nécessité de garder les portes grandes ouvertes 




Du 2 octobre au 5 décembre, j'ai été à l'emploi d'une entreprise spécialisée en média automobile. Après 10 années comme pigiste, affublé des enjeux propres à la vie d'un travailleur autonome, je retournais, non sans étonnement, à une vie d'employé salarié dans un bureau. 

Bien qu'ils furent nombreux à me féliciter, la plupart de mes amis n'en revenaient pas. Toi, Claudio, retourner à horaire de 9 à 5, du lundi au vendredi ? Et moi de répondre que je me sentais fin prêt pour cette aventure, plus que mon impatience de travailler avec une équipe de professionnels de l'automobile n'était pas feinte. 

Pour que j'accomplisse mon travail de rédacteur-journaliste, mon employeur me fournissait un ordinateur et un téléphone portable. En retour, j'espérais apporter à l'équipe mon expérience langagière et ma connaissance de l'automobile. Hélas, ni l'un ni l'autre n'ont reçu l'accueil attendu. Déçu ? Non, plutôt étonné. 

Pendant ces 9 1/2 semaines de travail (aucun clin d'oeil au film du même nom), ma vie avait  passablement changé. Debout à 6 heures tous les matins, couché vers 23 h pour m'endormir vers minuit (je fermais rarement l'oeil avant 1 h). En semaine je ne voyais personne, négligeant amis, livres et le piano. Le week-end, je dormais. 

S'il y a une chose que j'ai réalisé en travaillant dans un bureau, c'est que les pauses sociales entre collègues — conversations sur l'actualité, entretiens sur une série télé, jasette autour du dernier épisode de Tout le monde en parle — tout ça vous prend un temps fou, plus vous dérobe à la concentration. Je suis bien plus productif à travailler chez moi. D'autre part, j'étais stupéfié de voir autant de personnes rester au bureau après leur quart de travail. N'avaient-ils pas le temps d'accomplir leurs tâches durant leur quart ? Un jour, embarrassé de toujours quitter à l'heure, je plagiais mon prochain et décidais de rester, deux fois plutôt qu'une, un trente minutes supplémentaire. Avais-je du travail urgent à remettre? Non, pas du tout, seulement, je voulais montrer que je pouvais concéder aux lois non écrites de la vie de bureau. C'est alors que j'ai compris combien j'étais encore enclin à me trahir, m'assujettissant à la mort prématurée de mon âme en faisant comme les autres. 


Néanmoins, la boîte de communications automobiles m'a fait une grande faveur en me remerciant de mes services, le 5 décembre dernier — date du décès de Mozart, en 1791. Quelques minutes avant de m'annoncer la nouvelle, le patron aurait dissipé le mot à l'interne, soufflant à une collègue que mon travail était de qualité, mais que je ne fittais avec pas avec la vision de l'entreprise. Qu'à cela ne tienne, les tentatives de me brainwasher au Kool-aid corporatif se seront avérées vaines.