samedi 19 mai 2018

La 22e fusillade aux États-Unis en 2018

Plus aucun élève ou étudiant américain n'est surpris de voir son école assaillie par un meurtrier armé jusqu'aux oreilles. Les fusillades au pays de l'Oncle Sam sont devenues la banalité même. Aujourd'hui, j'ai décidé de publier mon tout premier tweet dans la langue de Shakespeare, parce que je veux qu'il soit lu par le plus grand nombre, y compris nos voisins étatsuniens. Je l'ai même garni de quelques hashtag. 

Je partage le lien de cette vidéo parce que j'aimerais que mes lecteurs la partage à leur tour. J'écris ce billet aujourd'hui parce que c'est tout ce que je peux faire pour le moment. Sacré bordel américain. 


jeudi 10 mai 2018

Contre le selfie

Les mots me manquent pour exprimer ma révulsion à l'endroit du selfie. L’envie soudaine de lancer une tendance : l’anonymat, l'occulte, le ni vu ni connu. Décentrés, nous craignons nos plus grands secrets, et tandis que chaque jour réitère notre peur du silence, nous vénérons le bruit. 

Laissez-moi vous parler de Peter, que je vois régulièrement au café. Peter est l'un des rares individus que je connaisse qui n'a pas son téléphone posé sur la table quand il s'assoit pour un brin de jasette. À l'opposé, l'année dernière et celle d'avant, mes anciens collègues et moi allions diner quelquefois dans un bon resto du Vieux-Montréal. Il me surprenait de voir chacun poser un, parfois deux téléphones sur la table. La prépondérance de ces appareils, leur saleté répugnante à proximité des couverts m'empêchaient d'apprécier pleinement mon repas. Quel gâchis, puisque chaque plat trahissait une nourriture préparée avec soin. 

Plaidoyer pour un affranchissement de nos appareils dans nos vies. La semaine dernière j'ai changé ma photo de profil Facebook. La raison ? Mon petit-neveu Eliott âgé de 6 mois apparaissant sur la photo a  deux ans maintenant. Afin d'éviter que mes amis soient informés du changement de photo, j'ai essayé avant sa mise en ligne de désactiver les notifications, hélas sans succès. Aussitôt publiée, j'ai reçu bon nombre de « J’aime » et même quelques « J’adore ». Cette attention m'a fait plaisir, si bien que le lendemain j'ai compté le nombre de « J’aime », examiné s'il était en augmentation par rapport à la veille. J'ai même vérifié le nom de ceux qui ont cliqué « J’adore ». Le suspense a duré quelques jours, après quoi je réalisais que tout ceci n'était qu'une incroyable perte de temps et d'énergie. 

mardi 8 mai 2018

Gaffer, réparer

Récemment mon ordinateur n'a servi presque exclusivement que pour le travail, si bien que je trouve un peu bizarre de l'employer pour écrire des choses plus personnelles, écrire dans ce blogue par exemple. 

Hier j'ai fait la paix avec une amie. Il s'en serait fallu de peu pour qu'on reste embrouillés. La semaine dernière, elle m'envoyait un texto, auquel je n'ai pas répondu. Hier, elle débarquait à mon café. Je ne m'attendais pas à la voir. Au bout d'une heure à discuter, nous parvenions à toucher quelques notes harmoniques. Que je  suis reconnaissant de pouvoir compter sur l'intelligence de mon interlocuteur. En tous temps, en tous lieux, la confrontation vaut la peine. Il n'y a qu'elle, je pense, qui soit assez  inexorable et soucieuse de liberté pour livrer les résolutions espérées. 

J'ai gaffé, je le reconnais. J'aimerais le reconnaître un peu plus chaque jour, parce que la mémoire est courte.      



L'été est si magnanime qu'il froisse mon besoin de solitude. L'été est l'occasion de ne plus être seul, parfois ça fait mal, parce que l'amour d'autrui vous révèle combien il vous manque parfois. La vérité est dans le rapport à l'autre, rien de valable ne s'écrit sans lui.