samedi 16 janvier 2016

Prophétique David Bowie




Encore affecté par la nouvelle de son décès. Comme j'écrivais plus tôt, je suis traversé ici et là par le doux regret de ne m'être pas intéressé à son oeuvre plus tôt. En revanche, je reconnais qu'elle est là, disponible maintenant, pour rattraper le temps perdu. Tout ceci provoque chez moi une compréhension nouvelle de ce que c'est que le « génie » - mot galvaudé dont j'ignore de plus en plus la signification exacte. Comme pour le père qui, mort, devient plus fort que lorsqu'il ne l'était de son vivant (dixit Freud), le génie commande son influence la plus décisive et la plus déterminante après la mort de l'artiste. Ceci me rappelle l'histoire de deux créateurs en particulier : Schubert et Bizet. Mort à 31 ans, Schubert, qui vécut toute sa vie dans l'ombre de Beethoven, composa une oeuvre abondante qui, de son vivant, n'était connue que de quelques amis. Le second, mort très jeune également, ne fut consacré qu'au lendemain de sa mort, laquelle fut probablement accélérée, voire provoquée par les critiques dévastatrices de son opéra Carmen. À ses obsèques, on organisa une représentation de dernière minute. Acteurs et chanteurs, si hardiment habités par la mémoire du compositeur, livrèrent une performance d'une émotion presque insoutenable. Au lendemain la presse criait au génie. George Bizet est probablement mort de n'avoir pas été compris.

Incompris, on espère que ce n'est pas le cas de David Bowie (j'en doute). Certes, se précisera d'ici les prochaines années la véritable ascendance artistique et intellectuelle de ce créateur. L'entrevue que je partage aujourd'hui (captée en 1999) recèle chez Bowie une profondeur et des facultés prothétiques exceptionnelles. Il nous confirme d'autre part que l'intelligence, la vraie, est une chose sexy.

lundi 11 janvier 2016

David Bowie est mort

Triste jour. David Bowie est mort. 

De tous les grands artistes de la pop anglaise, il est celui que je connais le moins. Et je ne suis pas sans en avoir un peu honte. Il était si protéiforme, ce Bowie, et je suppose que peu de gens peuvent se targuer de connaître réellement, profondément son oeuvre. 

Qu'à cela ne tienne, c'est jeune, 69 ans, pour mourir. Que reste-t-il à faire sinon lui rendre hommage en écoutant et en partageant sa musique? J'ai parcouru la toile à la recherche de ses chansons, ma préférée du moment, Ashes to Ashes, version en direct, que je partage ici. 

Je ne veux pas tomber dans la moralisation, néanmoins il y a ceci que j'ai besoin de formuler, de souligner même. À l'heure des cancers et autres maladies qui fluctuent de leur omniprésence crasseuse, lorsque meurt une célébrité, plutôt que de répéter le poncif « Il faut profiter de la vie », utiliser sa disparition pour rééduquer notre hygiène de vie (si ce n'est déjà fait); en d'autres termes ne pas faire de compromis sur la santé. C'est facile à dire, je le sais, mais ça peut s'apprendre, comme n'importe quoi, et plus vite qu'on pense. Je ne cesse de me le répéter à moi-même. 

Paix à vous, David Bowie! Et merci pour tout! 



lundi 4 janvier 2016

Mes voeux pour 2016

Je souhaite à tous une année de retrouvailles avec soi-même. 
Je souhaite que l'orgueil puisse le plus souvent être jeté à la corbeille. 
Je souhaite que le travail soit rendu visible par la volonté de faire de son mieux.  
Je souhaite que l'amour soit rendu visible par la même volonté. 
Je souhaite que l'expression de soi et le désir de rencontrer son prochain deviennent des préoccupations tenantes.  
Je souhaite qu'un ou plusieurs membres de nos familles puissent être appelés, textés, rencontrés plus souvent et plus agréablement que les autres années.
Je souhaite que nous connaissions un peu mieux l'histoire de nos parents. Leurs blessures, leurs combats, leur enfance. Il sera par conséquent plus facile de savoir qui nous sommes. 

Je souhaite que chacun trouve un peu plus sa place dans le monde. Qu'il réalise qu'on a besoin de lui. 

Et pour terminer, une petite phrase du philosophe allemand qui m'a bien servi à un moment de ma vie. 

L'homme a besoin de ce qu'il y a de pire en lui s'il veut parvenir à ce qu'il a de meilleur
(F. Nietzsche)

Bonne année!